L'idée d'implanter des écoles
chrétiennes n'est pas née à la fin du 20° siècle.
En France, l'Eglise du 16°
siècle était bien plus en avance en la matière que celle du 20°.
Antiquité
Les écoles chrétiennes ont un puissant impact d'évangélisation dans les pays "barbares" – non grecs. L'enseignement n'est pas donné que par des précepteurs à des enfants privilégiés.
Au Moyen-âge
L'Eglise a le monopole de la vie intellectuelle : Ecoles – Universités - Editions
L’éducation est transmise par
les monastères, les cathédrales, les universités nées dans l'Eglise. Celle-ci a
le monopole de la vie intellectuelle.
Ces "petites écoles" accessibles à quelques privilégiés seulement, sont un lieu
"où l'on montre à lire, à écrire, où l'on enseigne la grammaire".
La période des temps modernes va connaître la montée de l'humanisme (l'homme est Dieu), du rationalisme (raison souveraine), mais elle est également la période de la Réforme avec l'apparition de milliers d'écoles chrétiennes.
Aux 16ème et 17ème siècles
Dès 1524, en Allemagne, Martin
Luther a la volonté d'une éducation pour tous et invite les magistrats de toutes
les villes allemandes à ouvrir et à entretenir des écoles chrétiennes.
L'enfant devait recevoir à l'école d'abord une éducation morale fondée sur la
Bible.
On ne fait pas alors la différence : Etre un homme c'est être un chrétien.
Les Réformateurs partagent cette affirmation : Farel, Melanchton, Bucer…
En France et en Suisse, Jean Calvin s'adresse ainsi aux parents : "S'ils veulent que leurs enfants aient une bonne instruction, il faut toujours commencer par la Foi".
Pour Mathurin Cordier
(pédagogue du 16ème siècle), le but de l'école est de produire des gens non
seulement cultivés et savants, mais aussi pieux et croyants.
L'éducation alors ne dissocie pas la connaissance de la Foi, le profane du
sacré. Tout est créé par Dieu et la foi chrétienne est une religion qui touche
toutes les sphères de la vie.
L'école est un lieu où l'on forme les intelligences mais où l'on apprend aussi à
connaître Dieu et Sa Parole, source du comportement éthique.
Pendant cette période de la Réforme, de nombreuses "petites écoles" vont fleurir (plus de 2000 pendant l'année 1562) mais aussi des collèges et des Académies (enseignement secondaire et supérieur), tout un système éducatif se met en place qui va transformer la société entière. L'une des conséquences fut un nouvel essor de la vocation pastorale, une autre fut l'imprégnation chrétienne de la société française.
Au 16ème siècle, l'église
Réformée donne naissance à un système éducatif qui va transformer la société
entière.
L'Eglise est à l'origine :
de la volonté d'éduquer
de l'idée neuve – au 16ème siècle – d'une éducation accessible à tous
d'une éducation obligatoire
des maternelles
des lycées d'enseignement professionnel
des cours pour adultes
Un seul objectif : ne pas seulement informer, mais former des
chrétiens, des disciples,.
Un seul fondement : la Bible.
Il y a un rapport étroit entre
l'Eglise et l'école. Les églises entretiennent ces écoles, choisissent les
maîtres.
Les consistoires délivrent une sorte de brevet d'enseignement primaire (brevet
de capacité en même temps que d'honorabilité).
Pasteurs et maîtres travaillent ensemble.
Pour les protestants, il n'y a
pas de séparation entre les facultés de l'homme, et ses connaissances, entre son
instruction et son éducation.
Tout est créé par Dieu : la foi chrétienne touche toutes les sphères de la vie.
L'école n'est pas juste un lieu où on forme l'intelligence, mais où on apprend
également à connaître Dieu et Sa Parole qui sont la source du comportement
éthique.
En 1561, la moitié du royaume de France est protestante.
Au 18ème siècle
Le pasteur Oberlin qui est à l'origine des écoles maternelles, transformera toute une région des Vosges en implantant des écoles chrétiennes.
En Angleterre, Charles Wesley, l'initiateur du mouvement Méthodiste qui plus tard donnera naissance à l'Armée du Salut, écrit qu'il ne peut y avoir de réveil sans un enseignement systématique de la Bible aux jeunes gens.
Pendant ce "siècle des
lumières" s'opère la transition d'une culture théiste à une culture dominée par
la Raison et le rejet de la Foi.
Siècle des "Lumières" : Voltaire, Rousseau.
Au 19ème siècle
Continuation des "Lumières"
La théorie de l'évolution accompagne la création de l'école laïque.
Dieu est effacé progressivement du processus éducatif
En France, Jules Ferry
instaure la laïcité et remplace la morale religieuse par la morale républicaine,
l'instruction religieuse par l'instruction civique. Il confiera à Jean Jaurès :
"Mon but ? Organiser l'humanité sans Dieu".
Dieu est effacé progressivement du système éducatif.
En 1905, une loi sépare l'Eglise et l'Etat. Le religieux est relégué définitivement dans le privé.
Les protestants confient leur 1600 écoles à l'Etat.
Au 20ème siècle
La montée de fausses doctrines dont la dernière en date est le "New Age" accompagne un fort mouvement antichrétien et la perte de nos racines judéo-chrétiennes.
L'Eglise d'aujourd'hui est devant un défi : reprendre le "terrain perdu" du sens et des valeurs chrétiennes de l'éducation.
L'école "l'Oliveraie" contribue à sa mesure à ce projet plus vaste.
Au 21ème siècle
Le projet d’école chrétienne a été lancé en 1997 par une équipe de personnes issues de différentes communautés évangéliques de Strasbourg qui avaient cette vision de développer une école permettant une intégration des principes bibliques dans la pédagogie et la gestion des relations entre les parents, les enfants et les enseignants.
L’école est gérée par une association – l’APPEC (Association Pour la Promotion de l’Education Chrétienne), association inscrite au TI de Schiltigheim.